Arnaques aux paiements : les 12-17 ans plus vulnérables que leurs (grands-)parents
Contrairement à certaines idées reçues, la vulnérabilité face aux arnaques aux paiements ne se limite pas aux générations plus âgées. Une nouvelle enquête réalisée par iVOX pour Bancontact Company1 révèle que les jeunes Belges surestiment leur capacité à repérer une fraude : face à des scénarios concrets, leurs réflexes restent nettement moins sûrs que ceux des générations plus âgées. À l’heure où les paiements en ligne, les achats via les réseaux sociaux et les recommandations d’influenceurs font partie de leur quotidien, ces résultats soulignent l’importance de sensibiliser aux bons réflexes de paiement dès le plus jeune âge.
Une nouvelle enquête de Bancontact Company met en lumière la vulnérabilité des plus jeunes face aux fraudes liées aux paiements, ainsi que leur besoin d’être mieux accompagnés
- Face à un faux appel bancaire demandant un code reçu par SMS, seuls 50 % des 12-17 ans adopteraient les bons réflexes : ignorer la demande ou contacter directement leur banque via les canaux officiels (application bancaire ou Bancontact Pay).
- 67 % des adolescents pensent pouvoir reconnaître une arnaque, mais 63 % admettent avoir déjà cliqué sur un lien en se disant ensuite qu’ils n’auraient pas dû le faire.
- Les arnaques exploitent de plus en plus la confiance : seuls 21 % des adolescents ignoreraient un lien de concours reçu d’un « ami ».
- 37 % des adolescents n’oseraient pas en parler à leurs parents s’ils se faisaient arnaquer, un chiffre qui atteint même 45 % chez les jeunes francophones.
- 88 % des jeunes estiment qu’ils devraient recevoir des conseils ou une courte formation lorsqu’ils obtiennent leur premier moyen de paiement.
Bruxelles, 25 juin 2026 – Contrairement à certaines idées reçues, la vulnérabilité face aux arnaques aux paiements ne se limite pas aux générations plus âgées. Une nouvelle enquête réalisée par iVOX pour Bancontact Company1 révèle que les jeunes Belges surestiment leur capacité à repérer une fraude : face à des scénarios concrets, leurs réflexes restent nettement moins sûrs que ceux des générations plus âgées. À l’heure où les paiements en ligne, les achats via les réseaux sociaux et les recommandations d’influenceurs font partie de leur quotidien, ces résultats soulignent l’importance de sensibiliser aux bons réflexes de paiement dès le plus jeune âge.
Premiers paiements, premiers pièges
En Belgique, 75 % des adultes déclarent avoir été confrontés à une arnaque au cours des 12 derniers mois2. Ce chiffre rappelle l’importance de renforcer les réflexes de vigilance à tous les âges, y compris chez les plus jeunes, exposés très tôt à des situations de paiement. En effet, l’étude de Bancontact Company révèle que près d’un adolescent belge sur deux (49 %) a reçu sa première carte bancaire avant l’âge de 14 ans, et parmi ceux qui en disposent déjà, 59 % ont effectué un paiement en ligne.
Cette familiarité précoce avec les paiements numériques s’accompagne déjà de premiers signaux d’alerte : 65 % des adolescents déclarent avoir reçu un message ou un appel suspect, 43 % ont déjà cliqué sur un lien suspect et 63 % indiquent avoir cliqué sur un lien en se disant ensuite qu’ils n’auraient pas dû le faire. Paradoxalement, 67 % pensent pouvoir reconnaître une arnaque et 64 % estiment qu’ils ne se feraient pas piéger lors d’un appel téléphonique.
Quand la confiance fait baisser la garde
Ce décalage entre perception et réalité se confirme dès lors qu'on soumet les jeunes à des scénarios concrets. Ainsi, face à un faux appel d’un banquier demandant un code reçu par SMS, seuls 50 % des 12-17 ans adopteraient le bon réflexe, en ignorant la demande ou en contactant leur banque via les canaux officiels. Lorsqu’un vendeur sur une plateforme de seconde main envoie un code QR par message privé, seuls 37 % des adolescents adopteraient le bon réflexe, contre 79 % des plus de 55 ans. Face à un faux e-mail signalant un paiement échoué pour un service de streaming, la proportion de réflexes adéquats tombe à 35 %, contre 87 % chez les plus de 55 ans.
Par ailleurs, la vigilance diminue lorsque le lien s’inscrit dans un contexte familier. Seuls 21 % des adolescents ignoreraient un lien de concours reçu de la part d’un « ami », contre 50 % des adultes. Cette logique de confiance se retrouve aussi vis-à-vis des personnalités suivies sur les réseaux sociaux : 42 % des jeunes feraient confiance à une recommandation accompagnée d’un lien provenant d’un influenceur qu’ils suivent, contre 15 % des adultes. Chez les plus de 55 ans, ce chiffre n’est que de 4 %, tandis qu’il atteint 31,3 % chez les 18-34 ans.
Des comportements à risque plus marqués chez les jeunes francophones
Au-delà de la confiance accordée à certains liens, l’envie de profiter d’un bon plan peut aussi prendre le dessus sur la vérification. Ainsi, 29 % des adolescents déclarent qu’ils cliqueraient sans réfléchir si une réduction était suffisamment importante, et 30 % disent ressentir la pression d’une offre limitée dans le temps sur les réseaux sociaux.
Cette tendance est plus marquée chez les jeunes francophones : 40 % pourraient cliquer sans réfléchir sur un lien proposant une forte réduction, contre 20 % des jeunes néerlandophones. Ils sont aussi plus nombreux à envisager un achat sur un site inconnu sans trop réfléchir (10 % contre 4 %), ou à faire confiance à une recommandation accompagnée d’un lien provenant d’un influenceur qu’ils suivent (50 % contre 36 %).
La honte, un obstacle au signalement
Le risque ne s’arrête pas au moment du clic puisque 37 % des adolescents déclarent qu’ils n’oseraient pas en parler à leurs parents s’ils se faisaient arnaquer. Cette proportion atteint 45 % chez les jeunes francophones, contre 30 % chez les jeunes néerlandophones. Cette gêne peut empêcher les victimes de signaler rapidement l’incident, de demander conseil ou d’en tirer les bons réflexes pour la suite.
À cela s’ajoute un faux sentiment de sécurité : 29 % des adolescents et 30 % des 18-34 ans pensent que leur banque détecterait de toute façon une tentative de phishing. Cette perception peut conduire à sous-estimer le rôle essentiel des réflexes individuels, comme vérifier la source, ne pas cliquer trop vite, utiliser les canaux officiels ou demander de l’aide en cas de doute.
En cas de doute ou d’incident, savoir vers qui se tourner reste pourtant essentiel. Or, seuls 35 % des adolescents déclarent savoir exactement quand et comment utiliser Card Stop, contre 83 % des adultes. Plus préoccupant encore : 24 % des jeunes et 13 % des 18-34 ans ne connaissent pas ce service.
Un besoin d’accompagnement exprimé par les jeunes
Face à ces constats, les jeunes expriment eux-mêmes un besoin clair d'accompagnement : 88 % des adolescents estiment qu'ils devraient recevoir des conseils ou une courte formation au moment où ils obtiennent leur premier moyen de paiement. Chez les adultes, 78 % déclarent qu’ils auraient aimé bénéficier d’un tel accompagnement.
Pour Bancontact Company, les résultats de l’étude confirment la nécessité de sensibiliser les jeunes le plus tôt possible aux risques de fraude liés aux paiements. Nathalie Vandepeute, CEO de Bancontact Company, déclare : « Nous travaillons chaque jour à sécuriser les paiements digitaux, à la fois en renforçant nos solutions et en collaborant avec l’ensemble des acteurs de notre écosystème. Mais aujourd’hui, les fraudeurs ne cherchent plus seulement à s'attaquer aux systèmes : ils misent aussi sur la manipulation, en exploitant la confiance, l’inattention ou le manque de repères des consommateurs. Il est donc essentiel d’aider chacun, et en particulier les plus jeunes, à reconnaître les signaux d’alerte et à adopter les bons réflexes.
Elle ajoute : « Cette enquête constitue une première étape pour mieux comprendre les comportements en ligne à risque des plus jeunes. Bancontact Company lance cette année plusieurs projets d’accompagnement et d’éducation destinés aux jeunes qui entrent progressivement dans leur vie de consommateurs. L’objectif est de les aider à adopter les réflexes permettant de limiter les risques auxquels ils sont exposés, voire de leur mettre à disposition des outils spécifiques pour encadrer leurs paiements et renforcer leur protection. »
5 conseils pour déjouer les tentatives d’arnaque aux paiements
- Prenez le temps avant de cliquer
- Les fraudeurs cherchent souvent à faire réagir rapidement : compte bloqué, paiement immédiat, offre limitée, problème de sécurité…
- Avant de cliquer, de scanner un QR code, de répondre ou de confirmer une opération, prenez du recul. En cas de doute, ouvrez vous-même le site ou l’application officiels concernés, sans passer par le lien reçu.
- Vérifiez qui vous contacte réellement
- Les messages frauduleux peuvent sembler très crédibles : logo connu, ton familier, lien presque identique à l’original.
- Soyez attentif aux signaux d’alerte : fautes d’orthographe, numéro inconnu, adresse d’expéditeur inhabituelle, URL modifiée ou demande urgente.
- Le cadenas et le “https://” ne suffisent pas : vérifiez toujours l’adresse complète du site.
- Ne partagez jamais vos codes ou données sensibles
- Une banque, une application de paiement ou une organisation légitime ne vous demandera jamais de communiquer votre code PIN, mot de passe, code de vérification ou vos données bancaires par e-mail, SMS, téléphone ou chat.
- Méfiez-vous des demandes de “confirmation d’identité”, de “sécurisation de compte” ou de transfert vers un “compte sécurisé”. Toute action sensible doit se faire dans l’application bancaire officielle ou sur une plateforme de confiance
- Protégez vos comptes et appareils
- Utilisez des mots de passe forts et différents pour vos comptes importants : e-mail, banque, paiement, e-commerce.
- Activez l’authentification à deux facteurs, gardez vos appareils et applications à jour, téléchargez uniquement depuis les stores officiels et vérifiez régulièrement vos comptes pour repérer toute activité suspecte.
- Restez dans les environnements de paiement fiables
- Les arnaques surviennent souvent lorsqu’on vous pousse à sortir du processus normal : lien de paiement séparé, QR code externe, autre site ou méthode de paiement inhabituelle.
- Sur les plateformes de seconde main ou marketplaces, restez dans le système prévu, vérifiez le profil du vendeur, le montant et le bénéficiaire avant toute confirmation. Pour les opérations sensibles, évitez le Wi-Fi public et privilégiez une connexion privée et de confiance ou un réseau mobile, comme la 4G ou la 5G.
En cas de suspicion de fraude, agissez rapidement :
- Bloquez votre carte via Card Stop : +32 78 170 170.
- Signalez la fraude via Fraudstop, accessible au même numéro que Card Stop.
- Transférez les messages suspects à suspect@safeonweb.be.
- Déposez plainte auprès du commissariat de police le plus proche.
Pour en savoir plus sur la fraude aux paiements et les bons réflexes de sécurité, consultez la page dédiée : bancontact.com/fr/consommateur/cybersecurite.
Agir ensemble contre la fraude aux paiements
5 conseils pour déjouer les tentatives d'arnaque aux paiements
