L’Observatoire Bancontact 2017

La manière dont nous payons est à l’aube d’un point de basculement. C’est ce qu’il ressort du premier Observatoire Bancontact, une enquête réalisée en ligne auprès de 1 000 Belges en collaboration avec le bureau d’études iVOX. Ainsi, les résultats montrent que près de 8 jeunes Belges sur 10 n’ont quasi plus de cash en poche. En outre, en trois ans, le Belge a bien plus souvent payé de façon mobile : 45 % des personnes possédant un smartphone estiment qu’il s’agit d’une méthode de paiement particulièrement pratique.

Le cash perd de son attrait, surtout auprès des jeunes consommateurs. Pas moins de 77 % des jeunes âgés de 18 à 34 ans de notre pays admettent n’avoir souvent que peu, voire pas d’espèces en poche. La moitié de la population belge paie aujourd’hui moins fréquemment en espèces qu’il y a trois ans. Près de 3 personnes sur 10 sont même d’avis que le cash aura disparu dans dix ans.

Nouvelles formes de paiement

Une chose est certaine : le Belge reste fidèle à ses habitudes lorsqu’il est question de paiement. Un Belge sur deux paie pratiquement toujours de la même manière : le mode de paiement de prédilection des Belges est la carte Bancontact avec code PIN (64 %), loin devant le cash (13 %).

Mais des « nouvelles » formes de paiement, comme le paiement mobile ou le paiement sans contact, sont bel et bien en marche. 76 % des Belges utilisent plus souvent une application mobile (avec code PIN) pour effectuer un paiement. « Ces chiffres sont logiques : nous avons toujours notre smartphone à portée de main, et cette technologie permet de se passer de toute une collection de cartes de paiement », explique le professeur Nicolas van Zeebroeck, professeur en Innovation & Digital Business à la Solvay School de Bruxelles. Il n’est donc pas étonnant que la moitié des Belges qui possèdent un smartphone considèrent le paiement mobile comme particulièrement pratique. Plus le Belge est jeune, et plus il a tendance à être de cet avis. « Les nouvelles générations vont induire un changement aux modes de paiement depuis l’intérieur », prédit l’expert en technologie Peter Hinssen.

La sécurité, synonyme de code PIN ?

Dans l’esprit des Belges, la sécurité reste synonyme de code PIN, une étape parfois superflue dans le cas des paiements mobiles et sans contact. « Le code PIN est un acte de contrôle qui vous donne le sentiment de tout avoir en main. Dans le cas des technologies de paiement les plus récentes, les mécanismes de sécurité ne sont pas visibles et sont intégrés dans le système. Cela nécessite une adaptation sur le plan psychologique, en particulier chez les utilisateurs plus âgés », explique le professeur van Zeebroeck.

Pourtant, 46 % des personnes utilisant une application de paiement estiment que le paiement mobile ou sans contact est tout aussi sûr que les méthodes de paiement « traditionnelles ». Leur ressenti est dès lors justifié, selon les experts en technologie. « Les nouvelles technologies de paiement offrent tant d’options de protection supplémentaires que l’aspect sécurité n’est plus un problème », explique Peter Hinssen.

Les acteurs locaux, moteurs de l’innovation

En Belgique, Bancontact est à l’avant-garde de l’innovation mobile. Jusqu’à présent, Bancontact a réussi à résister aux concurrents mobiles et leur technologie en saisissant de nouvelles opportunités sur le marché local. Il s’est avéré un catalyseur à succès d’innovations en matière de paiement par des banques locales.

« Notre centre de décision est établi ici et nous pouvons compter sur une équipe dynamique de collaborateurs : ainsi, d’éventuelles adaptations à apporter à nos produits peuvent se faire de manière rapide et efficace. Et le consommateur belge continue de bénéficier d’une expérience de paiement la plus optimale, pour une expérience de shopping idéale », selon Kim Van Esbroeck, CEO de Bancontact.

La croissance des paiements mobiles n’en est pas moindre : pour l’ensemble de l’année 2016, Bancontact a enregistré 3,5 millions de transactions par le biais de son application gratuite, alors que cette année, ce chiffre était déjà de 1 million par mois.

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